La mastectomie L’intervention chirurgicale consiste à enlever tout le sein (c’est à dire la totalité de la glande mammaire, une partie de la peau du sein, le mamelon et l’aréole) elle est le plus souvent associée au prélèvement d’un ganglion sentinelle ou à un curage axillaire. Cette intervention est nécessaire pour environ 30 à 40 % des cancer du sein. Ce n’est pas lié à la gravité du cancer mais à sa forme (certain cancers agressifs mais petits peuvent être traité par un traitement dit conservateur (tumorectomie + radiothérapie) ; certains cancers très peu agressifs mais diffus ainsi que les récidives après traitement conservateur nécessitent une mastectomie. Le plus souvent la résection est oblique, en forme d’ellipse. Nous évitons dans la mesure du possible les incisions hautes afin que la cicatrice ne soit pas visible dans le décolleté. Il en résulte une cicatrice droite, un peu oblique en haut et en dehors et la perte du relief du sein (la cicatrice peut être différente en cas de reconstruction immédiate). La cicatrice est le plus souvent peu visible lorsqu’il y a une radiothérapie après l’intervention. Sinon elle dépend de la façon de cicatriser de chacun. En cas de cicatrice hypertrophique il est souvent possible d’améliorer secondairement le résultat. Qu’est ce qu’une mastectomie isolée ? C’est une mastectomie sans curage axillaire ni ganglion sentinelle. Indications : - carcinomes intracanalaires (cancers non invasifs), - récidives après un traitement conservateur, - mastectomie prophylactique (préventive) Qu’est-ce qu’une mastectomie avec conservation de l’étui cutané ? Cette technique est utilisée pour les mastectomies associées à une reconstruction mammaire immédiate. Elle consiste à garder toute la peau du sein, sauf la peau de l’aréole et du mamelon. L’incision fait alors tout le tour de l’aréole, avec parfois une petite extension vers le côté, afin d’enlever la glande mammaire tout en préservant toute la peau, en vue de la reconstruction. Cette technique n’est pas possible pour tous les types de cancers. La reconstruction devra ensuite remplir la totalité de l’enveloppe cutanée qui a été conservée.