Suite a une fraude du laboratoire de prothèses PIP vous vous demandez quelle est la marque de la prothèse que vous avez et, dans le cas ou c'est une PIP, ce que vous devez faire.
Pour obtenir votre compte rendu opératoire afin de savoir quelle est la marque de la prothèse qui a été posée, si vous avez été opérée a l'Institut du Sein, nous vous proposons d'envoyer un mail à info@idsein.fr, votre compte rendu vous sera envoyé rapidement.
Si vous êtes porteuse de prothèses de la marque PIP sachez que:
1. Ces prothèses ont fait l'objet d'une fraude du fabricant qui a été découverte en mars 2010. Elles ont, pour certaines, été remplies d'un silicone qui n'est pas un silicone médical.
2. La seule conséquence reconnue à ce jour est que ces prothèses frauduleuses se rompent plus fréquemment que les prothèses habituelles. Normalement le taux de rupture des prothèses est de 3% à 5 ans. Pour les prothèses PIP il semble être de 15/20%). Cette rupture peut être symptomatique et provoquer des coques (durcissement des tissus autour de la prothèses), parfois une inflammation du sein (gonflement et rougeur) et des ganglions sous le bras. Le plus souvent la rupture ne donne pas de symptôme et est découverte par un examen échographique
3. Des tests ont été faits en laboratoire : ils ont montré que le silicone utilisé générait plus de réactions inflammatoires que le silicone médical. Par contre il n'y a pas été observé de maladies liées a ce gel, en particulier les experts qui se sont réunis le 23/12/2011 à l'initiative de l'Institut National du Cancer (INCa) ont conclu qu'il n'y avait pas d'augmentation du risque de cancer. Ces experts ont recommandé de pratiquer le changement des prothèses lorsqu'elles étaient rompues.
4. Le comité de suivi des patientes organisé par le ministère de la santé proposait initialement une surveillance tous les 6 mois pour surveiller l'intégrité des implants (consultation + mammo et échographie)
5. Le 24 décembre 2011, le ministre de la santé a modifié ces recommandations, et a demandé aux chirurgiens français de recommander aux patientes de pratiquer l'ablation et le remplacement préventif des prothèses PIP même intactes, ce qui n'avait pas été jugé nécessaire par les experts médicaux
Notre conseil est de vous faire réopérer si vos implants sont fissurés ou rompus, ou si vous le souhaitez parce que vous êtes inquiète. Dans le cas contraire, vous avez la possibilité de vous faire surveiller par une échographie tous les 6 mois. Une chirurgie pour changement de prothèse n'est jamais anodine, surtout en cas de prothèse mise en place après cancer du sein. Vous pourrez changez vos implants sans aucune urgence en fonction des informations dont nous allons disposer dans les semaines a venir.
Dans les cas où l’ablation du sein et les traitements associés ont préservé la qualité de la peau et des muscles, le plus simple est la mise en place d’une prothèse.
Les prothèses
La qualité du résultat dépend beaucoup du choix de la prothèse.
Les prothèses sont constituées d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est toujours en silicone ; elle peut être lisse ou texturée (légèrement rugueuse).
Le produit de remplissage est soit du sérum physiologique, soit du gel de silicone (ces prothèses remplies de gel de silicone avaient inquiété les autorités médicales internationales voilà quelques années. Aujourd’hui, de nombreuses études scientifiques ont confirmé leur fiabilité et leur innocuité). Les prothèses en gel de silicone donnent, en général, de meilleurs résultats.
Il existe deux types de forme : les prothèses rondes (qui peuvent être plus ou moins larges et plus ou moins projetées)
etlesprothèses anatomiques (dont la forme imite celle d’un sein). En reconstruction mammaire, on utilise souvent des prothèses anatomiques.
Il existe aussi des prothèses « d’expansion » dont on peut augmenter le volume une fois la peau cicatrisée garce à une petite valve dans laquelle on pique à travers la peau
L’intervention :
L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre 1 et 2 heures.
L’hospitalisation est de 3 à 7 jours.
L’incision reprend celle de la mastectomie.
L’espace de décollement est en arrière du muscle pectoral.
Le décollement est prolongé vers le bas afin de gagner de la laxité pour recouvrir la prothèse avec plus de souplesse et de fixer un sillon sous mammaire. La précision et la fixation du sillon sous mammaire sont pour beaucoup dans la qualité résultat de la reconstruction
La prothèse est mise en place.
Un petit drain permet d’évacuer les sérosités sécrétées autour de la prothèse et favorise la cicatrisation.
Avantages de cette technique de reconstruction
Les cicatrices sont limitées au sein reconstruit.
La majorité des femmes se déclarent satisfaites de cette reconstruction
Inconvénients
La mise en place d’une prothèse induit la formation d’une capsule (qui isole la prothèse des tissus).La qualité de la reconstruction dépend de la souplesse de cette capsule. Plus elle est rigide, plus la reconstruction est figée (coque). La radiothérapie pariétale augmente le risque de coque.
Complications
L’introduction d’un corps étranger comporte un risque infectieux, qui est majoré par la radiothérapie. Dans environ 4% des cas il est nécessaire de retirer la prothèse. Les résultats
L’évaluation des résultats se fait environ 2 mois après l’intervention.
La qualité des résultats dépend :
- de la qualité des tissus qui recouvrent la prothèse
- du bon choix de la prothèse (forme et volume)
- du sillon sous mammaire
- de l’autre sein :
> Lorsque l’autre sein était plus petit est souvent possible d’avoir un bon résultat en augmentant ce sein avec une prothèse ; on est alors dans de bonnes conditions
> Avec une prothèse de chaque côté, pour avoir une bonne symétrie.
> Lorsque l’autre sein était trop gros et/ou tombant il est utile de le réduire et de le remonter
Quelques bons résultats de reconstruction par prothèse